Les limites techniques :
La déception est à
la hauteur du délire qui a accompagné récemment l´arrivée
du dernier né de la high-tech.
Les téléphones WAP
actuels ont des capacités d´affichage
très limitées. Les portables permettent généralement
de visualiser trois à sept lignes de texte simultanément
selon les modèles, et ont une définition d´écran
de l´ordre de quelques dizaines de pixels seulement en hauteur et
en largeur. On est obligé d´utiliser constamment le curseur
pour pouvoir lire, ce qui, à la longue, est assez déplaisant.
Par ailleurs les terminaux disposent d´une
puissance de calcul et d´un espace mémoire des plus limités.
Les applications qu´il est possible de fournir aux abonnés
sont par conséquent elles-mêmes limitées. En outre
les téléphones mobiles n´ont pas un clavier adapté,
absence qui rend la saisie d´informations longue voire fastidieuse.
ex : il faut appuyer quatre fois sur la touche 7 pour
le « s »
Mais le principal défaut reste sans doute la lenteur. L´étroitesse des tuyaux GSM par lesquels transitent les données limite la vitesse de transmission à 9600bits/seconde, la même que le traditionnel minitel.
Un échec médiatique et commercial :
Et justement, dans la presse,
la comparaison entre le WAP et le minitel est inévitable et récurrente.
« Quant aux services ils relèvent plus d´une transposition
du Minitel que de véritables sites Internet sur mobile. Du texte
simple, brut, avec quand même parfois un petit écran pub ».
Et encore il y une certaine retenue ici, d'autres
articles ont la dent plus dure.
En outre la plupart des articles notent le
prix élevé d´une communication sur le WAP :chaque
service est facturé entre 0,78 et 2,21f la minute…en plus du forfait.
Autre critique récurrente : la grande
proportion d´erreur ( « mais quand le message d´erreur
apparaît, force est de reconnaître que de mauvaises pensées
vous traversent… »).
Tous remarquent enfin que l´on perd vite patience
et que l´on se lasse tout aussi rapidement (« Cela m´a
amusé les deux ou trois premiers jours, et puis je m´en suis
lassé »).
Mais surtout, c´est un
échec commercial. Certes en août 80% des 27 millions
d´utilisateurs français de mobile, avaient entendu parler
du WAP. Mais seules 40 000 poches étaient alors alourdies par un
terminal WAP, soit 0,15% des personnes équipées d´un
mobile. Aussi beaucoup se demandent si cette première génération
de portables WAP ne va pas rejoindre le bi-bop au fond des tiroirs.
Par ailleurs cet échec n´est pas limité
à la France : aux E.U, par exemple, constatant que le WAP était
beaucoup plus présent dans les discours que dans les magasins, on
a traduit WAP par « Where Are the Phones ?
»
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Une étape
vers les mobiles de la troisième génération